Spécial direct 3°partie et fin
Spécial direct 3° Partie
La chaleur était accablante dans cette partie du Congo mais nous jouions sans cesse avec les chariots à bagages qui traînaient autour de l’hôtel situé juste devant l’aérodrome de Stanleyville.
Tous les passagers avaient étés répartis dans l’hôtel cependant ma mère et moi avions hérité d’un bungalow destiné au équipages situé au bord du tarmac et dont la climatisation ne fonctionnait pas.
Notre avion avait été remorqué non loin du hangar et nous avions le loisir de l’observer car pour des enfants de nos ages cette situation qui avait failli nous coûter la vie était une véritable attraction.
Le moteur numéro quatre de notre DC-7 ressemblait à un sapin de noël qui aurait pris feu, l’aile droite était noircie de suie mais il semblait que les dégâts réels étaient relativement limités.
Ma mère s’étonnait du fait que les boissons fraîches ne le restaient que peu de temps, tant l’air ambiant était brûlant et cela contrastait avec le climat délicieux du haut Katanga.
Les mécanos avaient démonté et déposé le moteur de notre lion rouge blessé quand après trois jours, un DC-6 de la SABENA en avait apporté un tout neuf que l’on vit apparaître par sa porte cargo.
Il fut hissé dans sa position sur l’aile décharnée et progressivement remonté.
Après cinq jours le spectacle touchait à sa fin et au vu des essais moteurs, bien malin celui qui aurait pu dire que cet appareil avait été accidenté.
Epilogue
Il était cinq heures du matin quand nous fûmes réveillés et que l’on nous demanda de nous rendre dans le hangar avec nos bagages.
Nous entendîmes les moteurs de notre avion depuis mis en route et il nous fallut embarquer sans tarder.
Un vol sans plus aucun incident nous trouva surpris et après une escale à Tripoli (Libye) nous approchâmes de Bruxelles ou le brouillard tardait à se lever.
Nous retrouvâmes non sans émotion mon oncle qui avait fait cinq fois le chemin Malmédy Bruxelles car personne à l’aéroport ne savait ou se trouvait notre avion pendant ces six jours.
Pour moi tout ceci n’avait été qu’une aventure rocambolesque mais pour ma mère elle se solda par une jaunisse conséquence d’une semaine d’angoisse.
FIN
