Airlines of the World collection

Spécial direct 2°partie

Deuxième partie                                 "en Word"

 

Le ronronnement des moteurs berçait mon sommeil quand un bruit me sorti de ma torpeur, il devait s’agir d’une sonnerie ou plutôt d’une alarme, les moteurs avaient aussi changé de régime et un membre de l’équipage nous demanda d’attacher nos ceintures en nous expliquant qu’un problème de vibration au moteur extérieur droit avait obligé l’équipage à le couper et à mettre l’hélice en drapeau.

Nous allions nous poser plus tôt que prévu à Usumbura (Burundi) et la descente était déjà entamée.

L’atterrissage eu lieu vers minuit et l’appareil se rangea près du terminal où nous dûmes débarquer pour nous rendre dans la  zone de transit depuis laquelle j’observais avec les quelques autres enfants de mon age, les mécanos affairés sur le moteur incriminé.

Une heure s’écoula avant qu’on nous appelle pour réembarquer et c’est non sans commentaires que nous reprîmes nos places dans l’avion.

L’avion s’élança et repris son ascension vers la nuit pendant que je sombrais dans le sommeil.

Ma mère entendis à nouveau l’alarme mais renonça à me réveiller se disant qu’il valait mieux de ne pas savoir ce qui risquait d’arriver.

L’avion avait fait demi-tour et descendait vers Usumbura et je finis par me réveiller mais sans me rendre compte de la situation d’urgence.

Nous retrouvèrent cependant le plancher des vaches sur trois moteurs et le scénario de la salle de transit se répéta sauf que les passagers étaient en état de fatigue avancée et que les commentaires relatifs à la situation allaient bon train.

L’équipage écossais faisait preuve d’un flegme tout britannique et le décollage eu bien lieu peu avant 05h00 du matin et cette fois tout sembla se dérouler normalement.

J’étais comme beaucoup d’entre nous, vaincu par le sommeil, le jour allait se lever et on pouvait en voir les premières lueurs mais cet instant magique fut cependant de courte durée car l’alarme désormais familière vint  nous réveiller.

Les stewards nous faisaient boucler nos ceintures et nous apprenions de leur bouche que l’hélice du moteur droit s’était arrachée fort heureusement vers l’extérieur et qu’après avoir vidangé les réservoirs à carburant  un atterrissage d’urgence allait être tenté sur la piste de Stanleyville

La descente était rapide et plus aucune personne ne parlait, le sol se rapprochait vite et les maisons de la ville encadraient les hublots.

L’avion rasait les toits, je vis un homme en short dans son jardin semblant croire sa dernière seconde venue et aussitôt après, l’impact redouté, mais on roulait et le freinage était violent quand soudain la cabine sembla s’embraser.

Le feu! Le moteur était en flammes, l’avion roulait encore puis fini par s’immobiliser, et, contre toute attente, tout le monde se leva en bon ordre, se dirigea vers la sortie à l’arrière comme s’il s’agissait d’un exercice. Un toboggan rigide avait été placé et l’équipage parfaitement entraîné faisait sortir les passagers.

Les pompiers avaient pendant ce temps éteint l’incendie finalement limité au seul moteur.

Puis très calmement  apparurent les pilotes et le mécanicien dans l‘encadrement de la porte ce qui suscita un tonnerre d’applaudissements.

 

Fin de la deuxième partie                                                                      à suivre

CENIER Maurice

 



16-01-2011 | 38 vues

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